Surfer après 30 ans ...

Surfer à 30 ans ?

Ce n’est pas un simple sport ou une énième activité physique à la mode dont il s’agit. Encore moins d’un passe-temps. On s’y inscrit rarement en début d’année, on ne paye pas par trimestre et on n’y va pas pour perdre des kilos dans des cours donnés par un latino en lycra (bon, on passe quand même chez Décath’ pour l’occasion, faut pas abuser non plus…)

Affutée, allongée ou trapue, vous avez sans doute croisé sa silhouette cet été sur une plage de l’atlantique, voir de Méditerranée. Vous savez, cette planchette de bois d’environ 2m50, souvent affublée d’une beau gosse abdos-tablettes ou d’une naïade des océan…D’ailleurs, son incroyable sex-appeal inonde les pages life style de nos magazines et il va sans dire qu’il est indétrônable au sommet la sainte trinité « beauté au naturel » avec le thé vert et le yoga.

J’ai nommé le surf.

Le surf, c’est une philosophie, un « way of life », la passion d’une vie. Pour les mordus, le surf peut devenir une obsession autour de laquelle on fait graviter toutes les autres activités, qui par la même occasion deviennent secondaires : « Tiens j’irais bien surfer avant d’aller chercher les enfants à l’école », « Allez, j’expédie mon entretien d’embauche et je file à l’eau » ou encore « j’espère que l’enterrement d’arrière bonne-maman n’est pas prévu mardi, ils annoncent un gros swell* » …

Des mauvaises langues -sans doute les arrière petits-fils de l’homme qui a inventé le surf- le proclament : Apprendre le surf à 30 ans c’est céder pathétiquement au syndrome de Peter Pan (en gros, refuser de vieillir), être influencé par les sirènes de la tendance et se bercer dans l’illusion qu’on va croiser Vincent Cassel ou Bixente Lizarazu au détour d’une vague ou Coco Ho ou Maya Gabeira pour les coquins …

A ces empêcheurs de rider tout droit, je ne dirais qu’une chose, et pour cela je ferai appel à un ami, ce bon vieux Pierre de Coubertin : « l’important c’est de participer » !

Si vous prenez du plaisir, c’est l’essentiel et peu importe que vous ayez l’air d’une grosse patate aquatique au début… et ni même après.

La question est la suivante (en réalité, il y en a 2)

  1. Puis-je, moi qui n’ai comme seul lien avec l’Océan le fait de commander des salades avec du saumon et des crevettes, l’aptitude à tirer une satisfaction plus ou moins rapide (du plaisir) et durable (un corps de rêve) de ce sport ?

  2. Dans la mesure ou on aura répondu oui à la première, comment commencer ?

Alors pour répondre à la première question, je dirais avec une évidence sourde« ça dépend d’abord de vos goûts » ! Me concernant, j’avais vraiment envie de pratiquer ce sport et j’essayais d’en comprendre la mécanique depuis longtemps. Aujourd’hui, lorsque j’arrive à prendre des petites vagues et à rester sur ma planche plus de 5 secondes, après avoir scruté l’océan pendant de longues minutes, j’éprouve le plus grand des bonheurs. Et la sensation d’avoir fait une bonne grosse séance d’un sport complet.

Alors je peux dire, malgré l’absence de résultats sur la partie « corps de rêve », on peut, à 36 ans découvrir ce sport universel et prendre du plaisir.

Alors passons à la 2eme question : Comment commence t’on ?

C’est bien simple, on fait comme pour toutes les activités qui demandent un peu de technique, on va prendre des cours (pour moi, 1h30 m’ont suffi pour me mettre debout et tenir en équilibre) et on pratique !

Certaines plages de la côte landaise et de la côte basque sont adaptées aux débutants et pour les plus roots, les plages du Finistère offrent des spots pas ridicules du tout.

Pour moi, c’est Surf à Saint-Malo, ça a un côté très aristo mais je peux vous dire que lorsque je suis sur ma planche face aux éléments, je suis le plus heureux des hommes !


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